Pour cette vie-ci, mon âme a choisi de s’incarner dans une famille de paysans du Poitou chez qui la terre et les bêtes avaient une place largement aussi grande que les enfants. Le travail, la religion, la nourriture, la soumission étaient les principales valeurs qui étaient prônées, l’amour et l’affection étaient en option et visiblement, je ne les avais pas choisis pour cette incarnation.

L’école fut rapidement la voie de sortie de l’ennui profond dans lequel j’ai traversé mes premières années. Le mental allait devenir mon credo, l’intellect la religion qui remplacerait celle de mes parents. Le corps nié, je misais tout sur les pensées.

Mariage, enfants, recherche d’une vie professionnelle, divorce, belles amitiés, premières rencontres avec la spiritualité, psychothérapies, régimes alimentaires, formations, tout cela m’a conduit à comprendre un peu plus qui je suis. Même mon corps, autour de 40 ans, a eu le droit d’exister !

 

En 2006, j’ai 49 ans, et je décide après 5 ans d’hésitations, de quitter mon emploi de cadre dans une administration où il est question d’emploi, et de m’installer à mon compte pour dispenser des formations. Je m’identifie alors à une formatrice-consultante en relations humaines et compte bien me faire une place auprès des entreprises.

Mon chemin spirituel me fait chercher sans cesse à être au plus près de ce que je suis, et me fait croiser aussi des êtres qui m’éclairent, m’informent, m’enseignent, me soignent l’âme. Ces personnes me disent tous que mon canal doit s’ouvrir et que c’est avec ce canal que je dois travailler.

C’est ainsi que dans cette période d’installation de ma nouvelle vie professionnelle, je prends conscience qu’une autre voie se profile, beaucoup plus « spirituelle » que mes projets rationnels ne me le laissaient entrevoir. Je commence d’ailleurs à percevoir des parfums de rose sans qu’aucune fleur ne soit là pour justifier cette fragrance.

 

A la faveur d’un séminaire à La Rochelle, la ville où j’habite, je fais la connaissance d’une personne qui aide à l’ouverture du canal et m’explique comment il convient de procéder pour capter les informations qui sont envoyées. Quelques jours d’entraînement suffiront pour que mon canal en effet s’ouvre en grand.

La liaison avec les frères de lumière est nette et précise : je parle en vers dans un langage hors du temps, je m’entends dire des choses magnifiques que je ne connaissais pas, je ressens un amour bien plus fort que toutes les barrières que veut interposer ma personnalité, mon corps est envahi d’une énergie de feu.

Le 29 septembre 2006, une petite quinzaine de jours après cette ouverture, mes nouveaux amis me demandent de rassembler chez moi un petit groupe de chercheurs de lumière pour faire ma première transmission « publique ». C’est le jour de la St Michel et la présence de l’Archange me donne très chaud, surtout que j’ai bien du mal à admettre d’être digne de sa confiance.

 

A partir de là, je renforce ma décision de me mettre totalement au service de mon âme, et par conséquent de la Lumière et de l’Amour, principe créateur. Patiemment, mes Frères du monde subtil m’apprendront à accepter la puissance qu’ils me confient pour aider, soigner, enseigner, regrouper, ils m’apprendront à les identifier et les reconnaître lorsqu’ils se présentent à moi, ils me guideront pour organiser les activités qu’ils attendent de moi.

Jamais je ne suis brusquée, toujours je suis respectée dans mon rythme, dans mes possibilités. Je suis invitée, jamais obligée. Je suis aidée lorsque ma personnalité entre en conflit avec mon âme, pour lâcher prise et m’unifier, m’aligner avec mon moi sacré. J’apprends à désapprendre ce qui me conduisait à souffrir, et à l’invitation de mon âme, j’ose la joie et la simplicité dans chacun de mes choix.

Petit à petit, ceux que j’appelais « Maîtres » deviennent mes frères et je comprends que nul autre que moi ne dirige mes pas. J’expérimente que je ne fais qu’un avec ceux qui m’éclairent, qu’en me reliant à moi, je suis en Unité avec eux et que, par conséquent, d’eux je reçois. Je comprends que ce que j’appelais Dieu est en fait l’AMOUR, principe créateur qui est en moi et non hors de moi.

 

A presque trois années de service, je constate que mon engagement se resserre autour de ma mission spirituelle. Tous les six mois régulièrement, j’ai lâché partiellement des activités professionnelles rassurantes, pour entreprendre ce qui me semblait encore plus correspondre à ce que je devenais. A l’automne 2009, je me consacre exclusivement à ma mission d’âme en l’assumant directement, sans prendre quelque biais que ce soit. Puisque je suis venue pour guider, pour coordonner des groupes de chercheurs de lumière, pour transmettre , eh bien je vais guider, coordonner et transmettre à plein temps.

Je me rends disponible pour réaliser ce que mon âme reçoit, ressent. Y a-t-il un message à transmettre au plus grand nombre et me voilà secrétaire de Sananda, de Mikaël ou de mes frères arcturiens, y a-t-il des cœurs ouverts à rassembler dans un endroit de la terre, et me voilà prête à organiser une rencontre ou un séminaire, y a-t-il des énergies à aller activer dans un endroit précis, et me voilà naïvement partie sur un lieu sacré.

Je ne m’occupe plus de l’argent ni du comment m’arriveront les moyens de ma subsistance. J’ai décidé ce printemps 2009 de ne plus faire contribuer financièrement aux activités que je propose. Je n’ai donc plus de revenus qui vont m’arriver et ne perçois aucune rente, retraite ou pension. J’ai accepté de mettre en acte les enseignements selon lesquels je dois me consacrer à ma mission et que mes frères de la lumière allaient s’occuper de ma rémunération. Je sais l’abondance de l’univers, la puissance de l’amour et à cela je suis reliée. Il me reste encore de la confiance à renforcer, mais je sais aussi que les expériences que mon âme va m’organiser, vont me permettre d’y arriver. De temps en temps, il m’arrive de croire que je suis folle, mais au fond de moi, une voix me dit que c’est sagesse d’agir ainsi …